Chez moi...
Je suis assise là, sur le quai silencieux.
Le léger souffle qui vient du nord balaie
les quelques mèches qui frôlent
mon visage en une caresse
presque imperceptible. Le soleil perce
le voile de nuage qui emplie le ciel
et ses rayons se posent sur ma figure.
Je suis bien.
Le léger souffle qui vient du nord balaie
les quelques mèches qui frôlent
mon visage en une caresse
presque imperceptible. Le soleil perce
le voile de nuage qui emplie le ciel
et ses rayons se posent sur ma figure.
Je suis bien.
Un mélange indescriptible de joie
et de béatitude m'envahit,
et tout me semble évident.
C'est pour ça que je suis sur Terre,
pour savourer ces moments solitaires,
loin de bruit des autres, loin du bruit de la ville,
pour éprouver le soleil sur mes joues,
pour sentir jouer le vent dans mes cheveux,
pour voir combien il fait bon vivre ici bas.
et de béatitude m'envahit,
et tout me semble évident.
C'est pour ça que je suis sur Terre,
pour savourer ces moments solitaires,
loin de bruit des autres, loin du bruit de la ville,
pour éprouver le soleil sur mes joues,
pour sentir jouer le vent dans mes cheveux,
pour voir combien il fait bon vivre ici bas.
Je suis née ici,
j'ai toujours respiré cet air;
mais aujourd'hui c'est différent.
Aujourd'hui,je comprends.
Je comprends ses effluves verts
de printemps,
ses senteurs d'été,
son parfum doré de l'automne,
et son odeur fraîche
au c½ur de l'hiver...
j'ai toujours respiré cet air;
mais aujourd'hui c'est différent.
Aujourd'hui,je comprends.
Je comprends ses effluves verts
de printemps,
ses senteurs d'été,
son parfum doré de l'automne,
et son odeur fraîche
au c½ur de l'hiver...
Un pétale se détache
du bouquet de roses que tient l'homme
qui vient d'arriver, et se pose
sur mon visage renversé.
Je le saisis entre deux doigts
et respire l'âcre parfum qu'il dégage.
Puis je souris.
Je souris au monde entier.
du bouquet de roses que tient l'homme
qui vient d'arriver, et se pose
sur mon visage renversé.
Je le saisis entre deux doigts
et respire l'âcre parfum qu'il dégage.
Puis je souris.
Je souris au monde entier.
Hélas....
Dans un fracas épouvantable,
le train s'arrête, me tirant de ma rêverie.
Il est midi trente trois.
Je monte dans la voiture
qui m'emmène irrémédiablement
vers cet ailleurs.
Ailleurs que je ne connais que
trop.
le train s'arrête, me tirant de ma rêverie.
Il est midi trente trois.
Je monte dans la voiture
qui m'emmène irrémédiablement
vers cet ailleurs.
Ailleurs que je ne connais que
trop.
La grande ville.
La grande ville et sa fumée
qui asphyxie les fleurs.
La grande ville et ses immeubles immenses
qui cachent le ciel,
La grande ville et ses trottoirs gris
où les passants te défient du regard...
La grande ville et sa fumée
qui asphyxie les fleurs.
La grande ville et ses immeubles immenses
qui cachent le ciel,
La grande ville et ses trottoirs gris
où les passants te défient du regard...
On était pourtant bien chez moi....
